mercredi 31 décembre 2014

En colère car...

On ne veut pas rouler n’importe où...

Le réseau routier et autoroutier hexagonal est conçu sur mesure pour les poids-lourds et les automobiles.

Les infrastructures existantes ne prennent pas en compte le motard.

Il aura fallu plus d’une dizaine d’années pour faire valoir le bien-fondé d’une lice inférieure de protection sur les rails de... "sécurité", et celle-ci n’est encore installée qu’au compte-gouttes.

En ce qui concerne la signalisation horizontale, le mobilier urbain, l’étanchéité des réservoirs de gazole ou le gravillonnage des routes (exemples parmi d’autres), le problème reste entier.

Pire encore : alors que près de la moitié des routes sont insuffisamment entretenues et qu’un quart d’entre elles souffre de graves dégradations, les moyens humains et matériels destinés à l’entretien et l’exploitation du réseau routier sont réduits à la portion congrue.

L’amélioration de cette situation est une nécessité pour tous, et la mobilisation de la FFMC vise à faire évoluer le réseau routier en tenant compte des deux-roues motorisés, du cyclomoteur à la moto.

On ne veut pas rouler à n’importe quel prix...

Le prix d’un litre de carburant est constitué majoritairement de taxes.

L’usager de la route est plus que jamais assimilé à une vache à lait. Et le motard n’en finit pas de passer à la caisse puisque l’ensemble de son équipement de sécurité est encore lourdement taxé (casque, blouson, gants, bottes, protection dorsale, etc.).

La FFMC lutte pour que ces équipements de première nécessité bénéficient enfin d’une TVA réduite, pour permettre au plus grand nombre d’être correctement équipé et protégé.

Dans de nombreux départements, les budgets initialement votés pour des actions de sécurité routière sont consacrés à l’achat de radars de plus en plus reliés à des systèmes de vidéo-surveillance qui nous épient à chaque coin de rue. Ces radars sont aussi connectés à un fichier qui permet d’automatiser la procédure d’envoi des PV. Mais plus rien ne garantit vraiment que d’autres fichiers ne lui soient interconnectés...

La FFMC se prononce contre le fichage des usagers de la route !

Plus grave : cette manne récoltée sur le bord des routes (et rarement aux endroits dangereux) n’est pratiquement pas affectée à l’entretien ou à l’amélioration des voies de circulation.

Dernier paradoxe : Alors que le réseau autoroutier est de très loin le plus sûr (moins de 5 % des accidents), les tarifs des péages sont en perpétuelle augmentation. De plus l’Etat privatise peu à peu les sociétés concessionnaires (à l’origine, sociétés d’économie mixte pour la plupart d’entre elles) et grâce aux lois de décentralisation récemment modifiées, il est également question d’étendre le système des péages à certaines routes locales (il est actuellement limité à certains grands ouvrages d’art). Vous avez dit scandaleux ?

Pour que la sécurité ne soit plus un privilège, la FFMC revendique la gratuité des autoroutes.